Vendredi 12 mars 2010 : Conférence

!!!
Attention ! C'est à 18h30
Au Muséum d’Orléans
6 rue Marcel Proust à Orléans

Elle aura pour thème :

Enseignement des mathématiques :
Les miracles du sens

avec
Stella Baruk
Écrivaine et professeur de mathématiques

Stella Baruk s’est fait connaître du grand public par son ouvrage Échec et maths (Seuil, 1973). Elle y dénonçait l'indifférence de l'institution scolaire vis-à-vis de la perte du sens pour les élèves qui ont des difficultés en maths. On lui doit par la suite une dizaine de livres, le dernier en date étant le Dico de Mathématiques (Seuil 2008)

Durant toute sa carrière, elle mène un combat permanent pour un apprentissage des mathématiques plus en douceur, plus axé sur le sens qu’elles expriment. Elle cherche à réconcilier la langue française avec celle des mathématiques, à combattre l’idée que l’erreur est une faute mais qu’elle fait partie au contraire de l'appropriation du savoir.

Par ses recherches et ses prises de position à contre courant de la pensée ambiante, Stella Baruk a fait évoluer l’apprentissage des mathématiques dans notre pays.
.
.
Entrée libre mais n'oubliez pas votre participation aux frais engagés par l'association. Merci de votre générosité.
.

Samedi 23 janvier 2010

WOMAN ON THE BEACH
Haebyuneui Yeoin

Corée du Sud 2006 – 2h07

Réal et scnéario : Hong Sang-soo - Images : Kim Hyung-koo et Jung Young-mim - Mont : Hahm Sung-won - Musique : Jeong Yong-jin : Production :Bom Film Productions - Inteprétation : Kim Seung-woo, Ko Hyun-joung, Kim Tae-woo, Song Sun-mi, Choi Ban-ya

Joong-rae, cinéaste en mal d'inspiration, veut passer quelques jours au bord de la mer. Il demande à son chef décorateur, Chang-wook, de l'accompagner. Celui-ci accepte, à condition d'emmener sa petite amie. Elle sera rapidement séduite par Joong-rae…

Une grève à perte de vue, des badinages amoureux plus graves qu'il n'y paraissent, des discussions qui décollent vers les étoiles, un homme perdu entre deux femmes. On pense à Rohmer, mais on est en Corée et les personnages boivent comme des trous et explosent par accès en furieux reproches de mauvaise foi. Ils peuvent même se dire les pires vacheries et s'enlacer la minute d'après. Cependant, à la crudité se mêle la grâce, à la douleur l'humour et ce
vagabondage sentimental se double d'une réflexion sur la création et sur l'égoïsme et le pouvoir vampirique d'un créateur. Hong Sang-soo lui-même ?

Samedi 16 janvier 2010

L’ART DE LA PENSÉE NÉGATIVE
Kunsten a tenke negativt
Norvège 2006 – 1h19

Réal et scénario : Bard Breien - Image : Gaute Gunnari - Montage : Zaklina Stojcevska - Musique : Stein Berge Svendsen - Chansons : Johnny Cash - Prod : Maipo Films AS Interprétation : Fridtjov Saheim, Kirsti, Eline Torhang, Kjersti Holmen, Marian Saastad Ottese, Henrik Mestad

Cloué dans un fauteuil roulant à la suite d'un accident, Geirr ne supporte plus personne.Sa morne vie de paraplégique impuissant se limite à trois activités : fumer de l'herbe, écouter Johnny Clash et regarder "Voyage au bout de l'enfer". Avant de le quitter pour de bon, sa jeune et jolie épouse invite un groupe de handicapés chaperonnés par une coach spéciliasée dans la méthode de la "penséepostive".

Rencontre explosive en perspective. Ce premier long métrage d'un jeune réalisateur norvégien tire à vue sur le politiquement correct, dénonçant l'infantilisation des handicapés, sans jamais se départir d'une ironie féroce. Finalement, il en dit bien plus sur la dureté du handicap et l'encombrante pitié qu'elle suscite que n'importe quel documentaire tire-larme sur le sujet.

Samedi 9 janvier 2010

LE CHANT DES OISEAUX
El Cant dels ocells
Espagne 2008 – 1h38

Réal et scénario : Albert Serra - Image : Neus Ollé et Jimmy Gimferrer - Montage : Angel Martin et Albert Serra - Musique : "El Cant del ocells" de Pau Casals - Prod : Andergraun Films et Eddie Saeta - Interprétation : Lluis Carbó, Luis Serrat Battle, Lluis Serrat Masanellas, Montse Triola, Mark Peranson, Victoria Aragonès

Argument du film, résumé par son réalisateur, le cinéaste catalan Albert Serra : "Les trois rois sont en route à la recherche du Sauveur ; ils traversent, un peu au hasard, des déserts de glace, puis de sable. Ils vivent au gré des saisons, en harmonie avec la nature, se nourrissant simplement et dormant à la belle étoile".

Tourné en DV, en noir et blanc, avec des acteurs non professionnels, de vieux paysans mal rasés, "Le Chant des oiseaux" dépouille le mythe de ses oripeaux pour en restituer la puissance primitive par la grâce du cinéma. Ainsi oeuvre-t-il simplement à enregistrer la beauté du monde comme si cela revenait à le regarder pour la première fois. Cependant le soin extrême apporté à la composition de chaque cadre et de la bande sonore, la puissance esthétique du noir et blanc et le rythme mélodique du montage surmontent l'écueil d'un cinéma purement contemplatif pour composer un poème cinématographique envoûtant.